samedi 28 janvier 2017

AMX 13/105mm EA

Suite à un cadeau surprise , je n'ai pas pu attendre, tel un gamin, la fin des autres montages pour m'attaquer à ce nouvel engin fraîchement sorti . J'ai bien fait d'ouvrir le paquet et là ! surprise totale!
un AMX 13 dans un splendide box art made in Takom avec un petit plus: pouvoir choisir entre une version argentine ou hollandaise.


Pour moi le choix est vite fait! ce sera un char appartenant au 15ème régiment d'infanterie de montagne appartenant à l' Ejertico Argentino.
Depuis quelques temps le matériel militaire français à pris une ampleur telle, que notre fabriquant national s'est laissé submerger par cette vague asiatique.
A quand la riposte européenne ? si riposte il y a!
En tout cas l'engouement que porte tous ces fabricants pour notre matériel à fait le bonheur de beaucoup de maquettistes, en espérant que cela ne s'arrêtera pas là.


Bref Historique


Les Ateliers de construction d'Issy-les-Moulineaux ( AMX ) ont largement contribuer à l'essor des blindés français dès après guerre, mais le berceau de l'AMX 13 (comme celui du char "Saint-Chamond") est Creusot -Loire Industrie . Conçu comme un chasseur de char ou véhicule de reconnaissance, avec une basse silhouette, il entrera en service en 1952 au sein de la grande famille qu'est celle du 13, elle aura une très grande variété de modèle tel que le VTT, VCG, DCA, ambulance, 13/75, 13/90, obusier automoteur de 105mm ( précurseur du M108), poseur de pont, etc..car la liste est longue.
L'armée française a exploité pleinement le concept de la tourelle oscillante pour adapter la doctrine " puissance de feu et mobilité ".
La tourelle oscillante est un moyen d'intégrer une plus grande arme à feu dans une tourelle plus petite, utilisant un chargement automatique dans la partie supérieure et classique dans la partie inférieure. Tout une série de chars lourds équipés de canons lourds équipés de tourelles oscillantes ( AMX 50 , SOMUA SM, Lorraine 40 t ) ont été expérimentés mais ce concept a été plus convainquant sur l'EBR ( Panhard ) et l' AMX 13.

L'AMX-13 a été le blindé le plus connu avec le montage d'une telle tourelle et le plus utilisé dans le monde entier. Aujourd'hui encore il est utilisé par certaines armées.
Cette conception de la tourelle a permis d'utiliser un nouveau système de chargement automatique composé de deux barillets à six coups chacun, l'éjection se faisant par une trappe située à l'arrière. Un inconvénient majeur, c'est le nombre de munition restreint dans le magasin ce qui oblige le char à se replier pour être ré approvisionné par le toit.


L'équipage est constitué de trois hommes: un chef de char, un tireur et un pilote.
Au niveau du blindage celui ci est léger avec une épaisseur frontale d'environ 40mm , sur les côtés et la tourelle étaient de 20-25mm, l'arrière de 15mm, toit de la tourelle 10mm.
La protection NBC est inexistante et le système de vision de nuit est facultatif.

L'armée française ne sera jamais équipé d' AMX 13/105, cette catégorie sera utilisé uniquement pour l'exportation ( 25 pays ).

En Amérique du Sud, quatre pays le Pérou, le Venezuela, l' Équateur,  dont l'argentine ou il sera produit sous licence, en seront équipés.
 L'AMX13 /105mm subira de nombreuses améliorations à partir des années 1975. Cela comprenait un nouveau moteur diesel Deutz ou Détroit 6V -53T à la place de celui d'origine SOFAM, il sera  couplé à une transmission entièrement automatique, une nouvelle suspension hydropneumatique pour une meilleure mobilité en tout terrain, puissance de feu accrue, une meilleure protection balistique grâce à une nouvelle  coque avec un avant/glacis modifié,
télémètre laser, optiques, etc...Bien entendu certains pays ont continuer à apporter leurs propres améliorations et modifications.

Le RETROFIT
Un complément d'information est nécessaire pour comprendre le marché de l'armement en 1990 et la politique de C.L.I " Creusot Loire Industrie" qui a misé sut l'AMX 13 avec le RETROFIT.
Il faut se mettre dans le contexte de l'époque pour comprendre l'enjeu de ce marché.


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 Tous les industriels, sous les effets conjugués du désarmement et de la baisse des crédits  militaires, étaient unanimes:
le rétrofit relancerait un marché porteur, qui touche tous les secteurs de l'armement, en particulier le domaine terrestre et les blindés en raison du grand nombre d'unité produites ces dernières années.
La société  C.L.I se positionnera sur le créneau avec le rétrofit du char AMX 13 avec un atout majeur, celui d'être le constructeur de l'AMX 13.
La Division Mécanique Spécialisée ( DMS ) de C.L.I à d'abord travaillé sur la diéselisation de l'AMX 13, équipé à l'origine d'un moteur SOFAM à essence, puis développa d'autres solution de modernisation : boîte de vitesse automatique, suspension oléo-pneumatique et conduite de tir plus évoluées.
Ces améliorations furent étudiées aux matériels en cours de fabrication et à ceux déjà en service, afin de pouvoir les proposer aux clients déjà possesseur d'un parc d' AMX 13.
L'industriel propose deux alternatives, soit l'acquisition d'AMX 13 ayant appartenu à l'armée française rétrofités, soit la revalorisation des propres matériels du client, cette opération pouvant se faire en usine ou chez le client.

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Grâce à la modification de la plaque blindée de toit la tourelle T25 peut être adaptée, l'AMX 13 peut remplir ses missions de VCI.
Les Modules de base
Jusqu'à maintenant les opérations se sont toujours faites dans l'usine de Saint-Chamond.
Trois modules de base de rénovations ont été étudiés concernant la mobilité, la puissance de feu et la protection balistique. Dans la pratique, on a recherché des solutions applicables à la totalité du parc et des différentes versions char canon, VTT, 155 auto-mouvant, afin qu'en particulier sur le plan mobilité qu'il n'y ait qu'une collection pour des raisons logistiques et industrielles. Le groupe moto propulseur est interchangeable  selon les types de véhicules.

Moteur GM Détroit  6V53T - copyright DAH

Le module mobilité comprend un moteur GM Détroit Diesel 6V53 T turbo compressé( celui  du M113 A3 ) associé à une boîte de vitesse automatique Borg Wagner à trois rapports gérés par micro processeur, avec un convertisseur de couple. Tout l'environnement du moteur a été reconsidéré, notamment  le groupe de refroidissement doté d'un ventilateur hélico-centrifuge à commande hydrostatique . Le véhicule est équipé d'un alternateur ou générateur de 200A et de batteries OTAN 6 TN. Ce moteur de 5,2 litres de cylindrée confère au véhicule une puissance de 280ch à 3200 tr/mn pour un couple maximum de 792 Nm à 2000 tr/mn. On obtient une réduction de consommation de 366 g/kW/h. Le rayon d'action est passé de 500 à 600 km sur route pour les VTT, chars canon, ou de 400 à 500 km pour l'auto-mouvant de 155mm AMF3. L'autonomie en terrain varié s'est trouvée augmentée de 14 à 16 heures et de 12 à 14 heures. La fiabilité est multipliée par trois.
Une découpe de la caisse facilitant l’accessibilité permet de réduire le temps dépose du moterue de 35 à 40%. L' AMX 13 peut être dieselisé par le moteur Baudoin 6 F11 SRY de 280 ch à 3200 tr/mn, retenu pour l' AMX 10. Ce moteur ne peut pas être associer à la boîte automatique Borg Wagner pour des problèmes d'encombrement en longueur. Ce choix peut convenir pour les clients désireux de conserver la boîte manuelle de cinq vitesses. Ce moteur est moins gourmand que le GM , il est plus facile à installer grâce à sa hauteur inférieur à celle du Général Motors.
C.L.I a complété la mobilité par l'étude d'une suspension oléo-pneumatique qui optimise considérablement les performances du véhicule en autorisant une vitesse soutenue en tout terrain. Le client peut choisir deux types de suspensions, l'une développée par Dunlop et l'autre par Messier Auto- industrie. Seule la Dunlop a été montée. Cette suspension n'est prévue que pour le VTT et le char. La suspension à barre de torsion de l'auto-mouvant n'est pas modifiée. puisqu'il n'est pas appelé à franchir les mêmes obstacles que le VTT.
Une puissance de feu supérieur peut être obtenue par le montage d'un canon de 90mm ou de 105mm capable de tirer l'obus flèches. Ceci nécessite une modification du barillet compte tenu de la géométrie différente de l'obus flèche. La tourelle peut recevoir une conduite de tir Sopelem Soptac 18 de la version la plus simple à la version la plus sophistiquée jour / nuit avec tir sur cible mobile, le char en dévers, télémétrie Laser et caméra thermique.
Il est possible d'installer divers supports d'armes, de la mitrailleuse de 7,62mm au canon de 20 ou 25mm. Des essais avec la tourelle FL 15 Fives- Cail-Babcock et le canon de 105mm , armement identique à celui du Kürassier autrichien, se sont déroulés avec succès au Vénézuéla et en Equateur.
Un kit de sur blindage a été développé, destiné à protéger le châssis, l'avant et les côtés de la tourelle.
Pour une augmentation de 4% de la masse du char, il peut résister à un projectile perforant de 20mm à 100 mètres. En option  le système de détection et d'extension d'incendie est proposé.
Un AMX 13 retrofité vendu par C.L.I et non un véhicule retrofité chez le client avec les mêmes performances qu'un matériel neuf sortant d'usine, des composants identiques ( moteurs ,etc ), toutes les options possibles y compris les poste de radio de dernière génération, conduite de tir la plus sophistiquée, n’excède pas 50% du prix d'un matériel neuf.

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 Il faut savoir que C.L.I / DMS procède au démontage complet du matériel, à la vérification de tous les composants et à l'échange systématique des pièces qui présentent un, caractère d'usure.

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Après détourellage, dépose de l'axe avant et du moteur, la caisse est entièrement mise à nu, décapée et vérifiée. L'artillerie est démontée intégralement, contrôlée et remplacée s'il le faut.

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La maquette Takom


Le couvercle renseigne le contenu et les versions du 13



Le packaging et le box-art sont à la hauteur des concurrents, il n'y a rien à redire sur ce conditionnement exceptionnel ! ce qui est un gage de qualité pour la marque.
La gravure est de très bonne qualité et bien  mise en valeur.
On trouve une grappe cristal ( épiscopes ; phares )
une planche de décalcomanies aux couleurs argentine et hollandaise
une planche de photo-découpe très très fine, ceux qui peut fragiliser les pièces lors du ponçage de celle-ci.
Il y a 10 grappes de patins métalliques / semelles en caoutchouc



Le plan est sous la forme d'un livret format A5 papier glacé avec 3 planches couleurs correspondant à deux régiments argentins ( infanterie de montagne et cavalerie) et une hollandaise.
Une remarque qui peut avoir des conséquences en fin de montage, c'est la page volante qui est jointe à part du fascicule certainement due à une erreur en fin d'impression / reliure mais si on l'égare.....







Le tronc commun pour le montage de la caisse et de certaines pièces est présent dès le début ensuite on a le choix entre les deux modèles de motorisation soit essence ou diesel que l'on reconnaitra par une grille moteur rectangulaire.
Une remarque négative c'est le manque d'information sur la quantité de pièces , les dimensions du blindé . Quand au montage des chenilles on se réfèrera au petit schéma ci dessous .


 Le montage

Un petit plus que l'on pourra constater lors du dégrappage  des pièces dont on parle jamais, c'est que l'ébarbage  est quasiment nul sur les petites pièces, voir net par rapport à ce que l'on voit d'habitude. Leur système de fixation est bien pensé.



Certains connaisseurs spécialistes du blindé diront qu'il y a des erreurs de la part de Takom mais
sans une authentique documentation militaire , les novices s'en passeront largement .
J'ai choisi de réaliser le blindé avec la motorisation diesel.
Il y a une seule caisse pour les deux motorisations , celle ci est réalisée dans un plastique gris clair souple  .



Avant de passer au montage j'ai commencer par préparer les patins métallique et les semelles.




ensuite des tronçons sont collés en part égal, l’excédent des patins / semelles seront mis en place par la suite, puis apprêter ainsi que l'ensemble des grappes.( un tuto est en préparation )

 
J'ai construit le blindé par éléments séparés: la caisse, les jupes / coffres, la tourelle, les chenilles, viendra par la suite le rajout de tous les petits éléments.
Le dessous de la caisse est très détaillée ( trappe d'accès aux organes ) , la plage supérieure s'assemble très aisément sur la caisse. Il n'y a aucune difficulté à installer les bras de suspension, amortisseurs..

Les trappes d'accès
Côté latéral gauche
Côté latéral droit
l'arrière


La plaque de blindage inférieure avant vient se greffer pour finaliser le montage. Les grilles en PE sont très fines et très fragiles, elles peuvent se plier lors du ponçage.


Le glacis avant est agrémenter de tous ces accessoires ( suivant les recommandations du plan )



Les coffres sont très bien détaillés que cela ne vaut pas le coup de faire les barres de fermeture des coffres.



Takom à penser à séparer les bandages caoutchouc, ce qui facilitera la tâche lors de la mise en peinture.


Les barbotins avant nécessite un petit ébarbage sur les ouvertures.


et là commence le problème avec la fameuse feuille volante du plan ( égarer volontairement ).
Si celle ci avait été assemblée, le montage du glacis avant aurait été différent pour ma part.


J'aurais procéder de cette façon page 21, la dernière du fascicule.


1- montage à blanc de la plaque B13 (p22)
2- collage des pièces E38 et E39
3- collage de pièces E36 et E33
4- mettre en ajustant les parties B7 et E51+ coller R30
5- coller B13
6- coller les fixations de la plaque J7
7- coller R31
Cela m'aurait éviter de retoucher les bras de fixations du canon pour éviter ceci


La tourelle ne présente rien de particulier au montage.





Les épiscopes sont installés avec du maskol pour les préserver.


Ceux sont les teintes que je vais utiliser pour faire le camouflage


La peinture


Les chenilles
En attendant de passer au camouflage, j'ai repris l'assemblage des maillons plastique, ce n'est pas la facilité comme on pourrait le croire mais on y arrive quand même malgré les surprises. Si c'était à refaire j'aurais mis des métalliques.
Les tronçons ayant été  mis en forme  auparavant, je positionne les semelles caoutchouc.

 

un coup de peinture rouille sur l'intégralité, les semelles seront peintes par la suite en noir.


 Il ne reste plus qu'à associer les éléments mais la fragilité de l'ensemble nécessite l'emploi d'une ceinture de ruban adhésif


un essais à blanc permettra de corriger une erreur de montage en début de collage


Le prochain travail sera de décoller le barbotin arrière sans rien casser, sa position réelle est de 45° par rapport à la photo ci dessous.


Lorsqu'on positionne le tronçon supérieur, celui ci est droit et en réalité il devrait être incliner .


Le camouflage se fait à l'aérographe dans un premier temps puis repris à la main







La tourelle est peinte en vert armée, le camouflage suivra  et se fera au pinceau ( faute d'aérographe) .
Pour donner une variation de vert qui fera apparaître une légère usure causée par les intempéries, je prends le pigment de la peinture et je l'applique par brossage sur la tourelle et l'ensemble du char.
Plus le pigment est pur et mieux c'est!



On peut voir les 2 teintes de vert. Je procède pareil pour la couleur terre d'ailleurs on voit la différence plus éclaircie, Le camouflage de la tourelle est faite au pinceau avec 3 passages



Le dernier passage sera plus clair.
En ce qui concerne les phares,  j'ai seulement peint les verres puis collés à la colle à bois (une pointe).
Les feux arrières par contre sont fait en résine.

Avant

Après
Quelques vues avant empoussiérage.




Avant de mettre pastel ou pigment je passe un voile de fixatif


Je saupoudre légèrement et opération pinceau








Un second voile de fixatif est appliquer ce qui n'empêchera pas un futur empoussiérage.


après un séchage rapide la teinte du char est légèrement salit.





Le vieillissement léger s'arrête ici car tant que le char n'est pas sur son diorama définitif cela ne sert à rien de le surcharger.

FIN